Information sur la production
Dates de production : Septembre 1946 – 27 mars 1950
Équipe
Production : Harry Benet (Teneb Productions)
Présenté par : Jack Hylton (1949-1950)
Mise en scène : Freddie Carpenter (1949-1950)
Direction de production : Patrick Vyvyan
Production scénique : H. Flockton Forster
Régisseur général : Fred Walker
Raletions presse : George Fearon, Rose Heppner
Publicité : Alex Keith
Régie : George Sola
Assistant régie : Fred Dent
Dialogues additionnels : Peter Cook
Décors : Jack Leonard (1946-1950)
Costumes : Flora Kandy & Morris Angel (1946)
Costumes des danseurs (conception) : Edgar Ritchard (1949-1950)
Costumes des danseurs (réalisation) : Phyllis Gainsley (1949-1950)
Costumes du Prince (conception) : Berkeley Sutcliffe (1949-1950)
Costumes du Prince (réalisation) : Morris Angel (1949-1950)
Costumes des Dames de la Cour (conception) : Hugh Owen (1949), Edgar Ritchard (1949-11950)
Costumes des Dames de la Cour (réalisation) : Costumes : Helen Quinlisk
Costumes des Hommes de la Cour (conception) : Edgar Ritchard
Costumes des Hommes de la Cour (réalisation) : Costumes : Lydia Crisp
Costume de la narratrice : Alec Shanks (1949-1950)
Chaussures : Anello & Davide, Porselli
Masques : Hugh Skillen
Ballets et chorégraphies : Izna Roselli (1946-1948), George Carden (1949-1950)
Musique : Frank Churchill, Larry Morey
Musique additionnelle : Cyril Dawson, George Weedon, George Saker
Direction de l'orchestre : Cyril Dawson (1946), George Saker (1949), Arthur Anton (1949), Paul E. Gomez (1950)
Chef d’orchestre adjoint : Jules Guitton (1946), Edward Carwardine (1949)
Harpe : Evelyn Hall (1946), Dorothy Pullen (1949)
Batterie : Leslie Barker (1949)
Chef électricien : Alex Hewitt, Arthur Hewitt
Chef menuisier : Frank Kidger (1946-1948), Ernest Catford (1949)
Assistant menuisier : Bob Taylor (1946-1948), J. Loughran (1949)
Accessoiriste : I. Ingram
Palefrenier : James Wilde
Habilleuses : Eleanor Sola (1946-1950), Rubina Trend (1946-1948), M. Loughran (1949)
Administrateur : Stanley Haysman
Secrétaire : Ena Roscoe
Distribution
Blanche Neige : Betty Shaw (1946-1947), Olga Fleming (1947-1948), Joan Davies (1949-1950)
Prince Charmant : Bruce Carfax (1946-1947), Victor Standing (1947-1948), Eric Palmer (1949-1950)
La Reine : Joy Robins (1946-1950), Hilda Campbell-Russell (1948)
Roi : Fred Walker
L’Astrologue : George Lowdell (1946), Reginald Vincent (1947), Clive Gay (1947-1950)
Le Panda : Norah Chapman
Narratrice : Audrey Ball
Rolph, le Chasseur : Charles Stirling (1946-1948), Lionel Gadsden (1947), Frank Fallon (1950)
Prof : Mickey Chapman
Joyeux : Jack Perry (1946-1947), John Bennett (1949-1950)
Grincheux : Monty Seal
Atchoum : Joe Heritage
Timide : Alfy Goodwin
Dormeur : J. Hobson
Simplet : John Bennett (1946-1947), Jack Perry (1949-1950)
Le ballet volant de Joseph Kirby : Iris Bulgin, Angela Underwood, Jeanne Weatherstone, Carole Anne David (1946), Pat Morris, Penelope Tanner, Maureen Collins, Margaret Gregory, Pamela MacGregor (1949)
Les Dames du ballet de Sherman Fisher : Iris Bulgin, Pat Parfett, Angela Underwood, Jeanne Weatherstone, Carole Anne David, Nancy Fenton, Jackie Powell, Enid Cockrill, Pauline Quarrington, Nancy Woodall, Sheila Wright, Ann Hunter, Marjorie Shewring (Shewling?), Barbara Croad, Naomi Dunning, Ann Edgington (1946), June West, Helen McNair, May Stephan, Ann Strickland (1947), Jose Noel Irene Aley, Sylvia Corbin, Zanna Druce, Zoe Gompels, Thelma Bennett, Pat Parfett, Brenda Gilbert, Thelma Ridler
Le corps-de-ballet Izna Roselli : Hazel Bayless, Daphne Freeman, Oreen Shann, Paddy Johnson, Katharine Ling, June Price, Greta Hunstead, Pat Kaufman, Violet Stoneham
Dames de la Cour : Eve Clair, Eileen Perry, Jean Hyde, Carol Nash, Ann Desmond, Leila Perry, Marie Livann, Denise Pitt-Draffen (1946), Gem Allison, Mai Ramsey, Patricia Clarke, Lucille Dale, Marwenna Buscarlet, Vicki Gail, Eve Aubrey, Freida Kennedy, Norma Griffin, Betty Farley, Sadie Glen, Pearl Lundy (1947), Ina Lundy, Helen Lawrence, Audrey Ball, Maud Storey, Elsia Hume, Doris Colston, Muriel Royston
Les chasseurs du Roi : Harold Hesman, Charles Travers, Leonard Trend, Andrew B. Martin, Ian Stuart (1946), Fred Dent, Tony Williams, John Doye, Noel Hardwick (1947), Donald Carson, Eric Pennal, Gill Cornwall (1949)
Les lutins (servantes de la Reine) : Irene Aley, Pauline Quarrington, Violet Tye, Zoe Gompels
Les écureuils : Pat Parfett, Sylvia Corbin, Jose Noel, Pamela MacGregor, Zanna Druce, Brenda Gilbert
Retour aux références à Blanche Neige chez Disney


Une adaptation théâtrale britannique de l'après-guerre
Dans l’immédiat après-guerre, Blanche Neige et les sept nains connut une nouvelle vie sur les scènes britanniques grâce à une production itinérante d’envergure présentée par Harry Benet.
Officiellement annoncée comme « L'unique adaptation scénique autorisée », la production était montée sous licence de Walt Disney par l’intermédiaire de Mickey Mouse Ltd., reflet du contrôle international croissant exercé par Disney sur les adaptations de son premier long métrage.
Mêlant des éléments de théâtre musical et de spectacle de variétés, la production s’inspirait largement des codes du pantomime britannique — une tradition théâtrale typiquement anglaise associant contes de fées, comédie, interaction avec le public et spectacle musical — et proposait aux spectateurs une interprétation richement mise en scène de l’histoire, ponctuée de ballets, de chœurs et d’attractions visuelles.
Format de la production et mise en scène
Contrairement à une adaptation théâtrale classique, le spectacle s’inscrivait dans les codes du divertissement populaire britannique de l’époque :
- une structure en deux actes avec entracte ;
- un mélange de scènes dialoguées, de numéros dansés et d’intermèdes comiques ;
De nouveaux personnages font leur apparition, notamment un astrologue, une narratrice, ainsi que des ensembles de danseurs et des « lutins ».
La présence de corps de ballet complets et d’artistes issus du spectacle de variétés reflète l’influence du circuit des théâtres de variété britanniques, encore dominant à la fin des années 1940.
Les chansons originales du film furent conservées, bien que le Prince se voie attribuer un numéro supplémentaire, « As Long as I Live » (Aussi longtemps que je vivrai), publié par B. Feldman & Co., tandis que le Roi disposait lui aussi d’une chanson composée spécialement pour la production par George Weedon.






La distribution
Trois actrices semblent s’être succédé dans le rôle de Blanche Neige au cours de la production. Celle-ci débuta avec Betty Shaw, alors âgée de 19 ans et récemment à l’affiche de la pièce Sweeter and Lower, aux côtés de Bruce Carfax dans le rôle du Prince Charmant. En 1947, ils furent remplacés par Olga Fleming et Victor Standing, qui accompagnèrent la tournée jusqu’en 1948. Pour la tournée de 1949–1950, les rôles furent repris par Joan Davies et Eric Palmer.
D’autres rôles évoluèrent au fil du temps, mais certains interprètes — en particulier ceux incarnant les incontournables nains — restèrent attachés à la production pendant toute sa durée d’exploitation. Jack Perry et John Bennett, par exemple, auraient échangé les rôles de Joyeux et de Simplet vers 1947. Les Sept Nains étaient interprétés par des acteurs atteints de nanisme, un choix de distribution qui se révéla, semble-t-il, difficile à maintenir sur la durée d’une tournée aussi étendue.
Réception
La production débuta en septembre au Wimbledon Theatre avant d’entamer une tournée à travers le pays qui se poursuivit jusqu’en 1950.
Le critique du 1er mars 1947 publié dans Theatre World, signé F.J.D., écrivait : « Était-ce malchance ou erreur de jugement qui amena cette adaptation scénique dans l’immensité du Coliseum de Londres, en plein blizzard de février, qui avait fort efficacement dissipé les derniers vestiges de l’esprit de Noël ? Certes, les nains sont ronds et charmants, un ballet vient soutenir l’ensemble, Bruce Carfax est un Prince à la belle voix, et Betty Shaw une Blanche Neige à la fois belle et tout à fait accomplie. Mais on en demande trop à une jeune fille que de remplir une vaste scène avec un divertissement susceptible de satisfaire un public adulte du West End, lorsque les dialogues et les répliques sont convenus et artificiels. De longues et ennuyeuses longueurs soulignent que, pour ce type de récit, l’écran possède des avantages infinis sur la scène ; la caméra peut saisir la forêt, les elfes et les animaux d’une manière refusée aux machinistes et aux danseurs. Cela n’enlève rien toutefois au Panda de Nora Chapman, une créature pleine de personnalité. »
La durée d’exploitation de trois ans démontre toutefois que le spectacle rencontra son public.


Le programme
Ce programme, vendu six pence, fut édité pour la série de représentations du Victoria Palace débutant le 24 décembre 1949.

