Cassette vidéo VHS française de 1994

La première édition française en VHS

Présentée au journal télévisé comme une « avant-première mondiale », la sortie de Blanche Neige et les sept nains en vidéocassette sur le marché français constitue un événement commercial sans précédent. Pas moins de trois millions de cassettes VHS sont mises sur le marché, accompagnées d'une campagne publicitaire massive et de nombreux produits dérivés.

En réalité, si cette édition française précède effectivement la sortie américaine, elle semble avoir été devancée de peu par l'édition italienne. Cette nuance historique n'enlève toutefois rien à l'ampleur de l'événement, qui rencontre un immense succès commercial.

La cassette propose le film dans une version restaurée, avec un son stéréophonique et une image au standard français SECAM. Comme sur les autres éditions vidéo européennes de l'époque, le transfert à 25 images par seconde accélère légèrement le déroulement du film par rapport à sa cadence cinématographique de 24 images par seconde, ramenant sa durée à 80 minutes.

La bande sonore reprend le deuxième doublage français, réalisé en 1962. La plupart des inscriptions françaises intégrées aux images sont conservées. Une modification est toutefois apportée à la première page du livre de contes qui ouvre le film : la formule « Il y avait une fois » y est remplacée par « Il était une fois ».

Fait relativement rare à l'époque pour une vidéocassette Disney, aucune publicité ne précède le long métrage. Seul un bref message, lu par Benoît Allemane, invite les spectateurs à découvrir les secrets de sa création à l'issue de la projection.

Le film est en effet suivi d'un documentaire de neuf minutes et vingt secondes, commenté par Yves-Marie Maurin. Celui-ci présente notamment la célèbre séquence de la soupe, supprimée du montage définitif. Les téléspectateurs français avaient déjà pu en découvrir des extraits dès 1962, grâce à Pierre Tchernia, qui l'avait présentée dans son émission L'Ami public numéro un.

La cassette était également proposée à la location, dans un boîtier à clapet, contrairement à l'édition destinée à la vente, présentée dans un boîtier rigide à ouverture latérale. La jaquette de la version de location se distinguait également par son titre entièrement blanc, sans les rehauts bleus de l'édition commerciale.

Un autocollant en forme de diamant, apposé sur le film plastique entourant la cassette, annonçait un jeu-concours permettant de gagner des diamants. Il portait la mention suivante : « Gagnez des diamants ou demandez une carte jeu à “Carte magique/SFDD – 78613 Le Perray Cedex” (remboursement du timbre au tarif lent sur demande). Offre valable jusqu'au 30 juin 1995. Voyez vite à l'intérieur. »

La commercialisation de la cassette fut interrompue en février 1994. Cette limitation de la période de vente, annoncée dès le lancement, relevait d'une stratégie destinée à créer un sentiment d'urgence chez les consommateurs et à stimuler les achats avant le retrait du titre du marché.

Jaquette